Le Cap Corse



Extrémité nord de la Corse, le Cap Corse forme une avancée dans la mer de 40 km de long et de 12 à 15 km de large. La chaîne montagneuse qui divise le Cap dans sa longueur est légèrement plus à l’ouest, ce qui donne des façades occidentale et orientale très différentes. La première est très abrupte. Desservie par une route de corniche spectaculaire, elle abrite des villages nichés sur les hauteurs. La seconde est ponctuée de plages et de ports, tandis que les plaines remontent lentement vers les villages en retrait. On peut faire le tour du Cap Corse en quelques heures, de Bastia à Saint-Florent, pour s’enivrer de paysages changeants. La balade par la D80 est longue mais belle. Cependant, pour mieux découvrir cette région de marins, il faut y retourner pour y séjourner.

Canari. Il faut prendre la D33 pour découvrir ce village accroché à flanc de montagne. De là-haut, la vue est extraordinaire. Canari a la particularité d’être constitué de 11 hameaux. Ne pas rater le clocher isolé sur la place qui fut érigé là, à l’écart de l’église Saint-François, car les cloches de celle-ci ne pouvaient être entendues dans les villages avoisinants. Prenez également le temps de voir les deux églises (l’une est de style baroque, l’autre romano-pisan).

Lavasina abrite l’église du XVIIe siècle, Notre-Dame-des-Grâces. Le tableau La Madona di Lavasina, attribué à l’école du Perugin (XVIe siècle), est considéré comme miraculeux.

Centuri. Sur le versant ouest du Cap, le port de Centuri est peut-être la plus belle marine du Cap Corse. Les origines de son implantation remontent au vie siècle. C’est aujourd’hui l’un des ports de pêche les plus actifs de la région.

Canelle et Morsiglia. Le premier est un petit hameau dont l’origine remonte à l’époque romaine. Le second est intérressant pour ses maisons-tours, son couvent du XVe siècle et l’église Saint-Cyprien.

Nonza. Perché sur un éperon rocheux, et dominant la mer d’une manière impressionnante, ce village peut se flatter d’avoir un joli patrimoine, notamment l’église Sainte-Julie (XVIe siècle), la fontaine di Santa Giulia, sur le chemin qui descend vers la plage ou la chapelle Santa Maria à proximité du hameau de Cavicchioni.

Erbalunga. Marine du village de Brando, Erbalunga est construit sur les rochers. Avec sa tour génoise et ses maisons les pieds dans l’eau, ce village est un petit bijou pour les amateurs de photo. Il est aussi le berceau de la famille de Paul Valéry.

Santa Severa et Luri. C’est à Santa Severa, petit port de plaisance bien protégé, que l’on peut choisir de rejoindre la côte ouest par la D180 qui passe par Luri ou de continuer par la D80 jusqu’à Macinaggio.

Macinaggio. Ce village a longtemps été un port de pêche et de commerce important sur la mer Tyrrhénienne. C’est là que débarqua Pasquale Paoli au retour de son premier exil. Aujourd’hui voué aux plaisanciers, il accueille un nombre important de bateaux italiens et français.


Erbalunga