Bastia et ses environs



Sur un site occupé temporairement par les Romains, la ville fut véritablement créée en 1378 lorsque le gouverneur génois, Léonello Lomellini quitta le château de Biguglia et choisit ce lieu stratégique du nord-est de l’île. Profitant du relief escarpé, il érige « a bastia », un bastion qui donnera son nom à la ville. Sur ces hauteurs protégées, le nouveau quartier génois s’installe et est baptisé Terra Nova, par opposition à Terra Vecchia, la vieille agglomération qui s’étale en contre-bas, autour du port de Cardo. La ville est parfaite pour devenir la résidence permanente des Gouverneurs et la capitale de l’île. La sérénité de Bastia s’achève au XVIIIe siècle, lors des guerres d’indépendance. Elle passe alors aux mains des Français puis des Anglais avant de devenir définitivement française en 1768. En 1811, Napoléon choisit Ajaccio, sa ville natale, pour en faire la capitale de la Corse ; Bastia perd alors son titre. Aujourd’hui, elle est la deuxième ville de Corse en population après Ajaccio mais reste la capitale économique de l’île. Son port et son aéroport en font une ville particulièrement animée.

Terra Nova


Le quartier de la citadelle est une ville dans la ville. Souvent comparé au vieil Avignon, ce quartier porte l’empreinte de la domination Génoise.

Le palais des Gouverneurs Achevé en 1530, avec sa grande cour intérieure, il forme une forteresse indépendante de la citadelle. C’est là que se trouve le Musée Ethnographique, actuellement fermé pour travaux.

La cathédrale baroque Sainte-Marie Construite de 1604 à 1622, abrite une imposante Assomption de la Vierge en argent massif du XVIIIe siècle pesant près d’une tonne qui est portée en procession chaque 15 août à travers la Citadelle.

L’oratoire Sainte-Croix Fleuron de l’art baroque insulaire. Construit en 1600, il possède un maître-autel de marbre polychrome et un Christ Noir remarquables.

Les jardins Romieu, au pied de la citadelle, et leur escalier qui rejoint la marine.

Terra Vecchia


Le vieux port, dominé par la Citadelle, abrite barques de pêche et bateaux de plaisance. Ses quais, où se côtoient bars et restaurants, s’animent chaque soir.

L’église Saint-Jean-Baptiste édifiée entre 1636 et 1666. Sa haute façade classique visible du Vieux Port est l’une des images les plus connues de Bastia. À l’intérieur, le décor baroque mêle les marbres précieux, l’or des stucs et les peintures en trompe-l’œil.

La chapelle de la Conception et son parvis en mosaïque de galets. Les murs intérieurs sont tendus de velours et de soieries, les stalles de noyer datent du xviiie siècle et le maître-autel de 1763.

L’oratoire Saint-Roch Un peu plus loin dans la même rue, date du XVIe siècle, contrairement à ce que sa façade néoclassique du XIXe siècle laisse croire. Stalles, damas de soie rouge et maître-autel méritent qu’on s’y attarde.

La ville du XIXe siècle


La place Saint-Nicolas La place Saint-Nicolas est une vaste esplanade orientée vers le nouveau port. On peut y admirer la statue en marbre de Napoléon Ier sculptée par le florentin Bartolini. C’est l’endroit rêvé pour s’arrêter aux terrasses ombragées des cafés.

Le Théâtre Municipal, au bout de la rue César Campinchi, bombardé pendant la guerre, n’a rouvert qu’en 1970. Il accueille les spectacles de la ville, mais aussi les festivals de cinéma. Sous ses arcades, le Centre Culturel Una Volta propose régulièrement des expositions et des animations.

Le Palais de Justice Au bout du boulevard Paoli, principale artère bastiaise, se trouve le Palais de Justice édifié entre 1852 et 1860 sur l’emplacement des anciens jardins jésuites.

Les environs


L’Ile d’Elbe, à quelques kilomètres des côtes, fut le lieu d’exil de Napoléon, lors de la chute de l’Aigle en 1814. On peut la visiter lors de croisières au départ de Bastia.

Monserato (1 km au sud de Bastia). On peut y visiter le couvent Saint-Antoine, fondé en 1540 par les Capucins. Constitué d’une nef unique à trois chapelles latérales, il recèle un beau tabernacle et des peintures du XVIIe siècle L’oratoire de Monserato a la particularité de posséder une scala santa identique à celle de la basilique Saint-Jean de Latran (Rome).

Biguglia (8 km au sud de Bastia). L’ancienne cité pisane, puis génoise, possède une chapelle du XIIIe siècle en ruine et un site préhistorique. L’étang de Biguglia (1750 ha) est classé réserve naturelle.

Lucciana. Cette commune, proche de l’aéroport, a un riche passé et possède des édifices religieux remarquables ainsi que des sites archéologiques de premier ordre. L’église de la Canonica est le fleuron de la commune. Consacrée en 1119, elle fut, à l’époque pisane, la cathédrale de l’évêché de Mariana. À côté de l’édifice, se trouvent les ruines de la basilique primitive (ive siècle) et du baptistère. Des fouilles sont régulièrement menées.


Cathédrale Bastia