Aleria et la vallée du Tavignano



Située à l’embouchure du Tavignano, Aléria, initialement appelée Alalia, fut créée en 565 av. J.-C. par les Phocéens. Plus tard, Aléria sera la capitale de la Corse romaine et l’un des ports les plus importants de Méditerranée. La ville est alors florissante et sa population s’élève à 20 000 habitants. Pourtant, au Ve siècle, les invasions barbares mettront un terme à sa prospérité. Ruinée et abandonnée, elle disparaîtra sous la végétation et les eaux des marécages. Il reste de beaux vestiges de cette époque de gloire. La ville ne renaîtra qu’après la Seconde Guerre mondiale, une fois la malaria éradiquée.

Le fort de Matra, construit en 1484 par les Génois et agrandi en 1570, abrite le musée Jérôme Carcopino.

Le site d’Aléria. En partant du fort, il faut suivre le chemin qui mène vers la villa antique. Le forum, les temples, les thermes et une partie du centre de la cité romaine sont d’ores et déjà dégagés.

L’église Saint-Marcel a été construite en 1462 avec des pierres de la cité antique.

L’étang de Diana est l’ancien port romain. Il est aujourd’hui réputé pour ses huîtres et ses moules, ainsi que l’étang d’Urbino.

Le pont d’Altiani (31 km d’Aleria), construit par les Génois, il fut élargi au XXe siècle, sans être dénaturé. Ce pont en dos d’âne est constitué de trois arches.

Erbajolo possède une belle curiosité : l’église romane Saint-Martin qui date du XIe siècle.

Sermano. Ce village, dédié au chant et à la musique, notamment au violon, est celui du chanteur Petru Guelfucci. C’est grâce à ses messes polyphoniques préservées que d’autres villages ont pu retrouver leurs traditions perdues. La chapelle San Nicolao, décorée de belles fresques, date du VIIe siècle.

Piedicorte di Gaggio abrite la belle église Santa-Maria Assunta dont la façade date du XVIIIe siècle. Solenzara est une agréable station balnéaire aux multiples activités.