Ajaccio


Sans doute née dans l’Antiquité, Ajaccio fut détruite et son actuelle cité fondée en 1492 par les Génois. Du court passage aux mains des Français, la ville garde une citadelle édifiée en 1554. À la suite du traité de Cateau-Cambrésis, en 1559, les Génois reprennent possession de l’île et donc d’Ajaccio. La ville se développe et devient en 1723 la capitale de l’Au-delà des monts, jusque-là régi par Bastia. Fidèle, la ville restera génoise jusqu’en 1768, résistant même à la tentative d’unification menée par le gouvernement de Pasquale Paoli. En 1769, Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio. La ville change de physionomie à partir de 1801, lorsque les murailles sont abattues, permettant la création de nouveaux quartiers. Sa population passera de 5 000 à 60 000 habitants en deux siècles. Aujourd’hui, imprégnée de l’épopée napoléonienne, elle est appelée « Cité Impériale ». À l’opposé de Bastia, toute en hauteur et aux rues étroites, Ajaccio est une ville festive et horizontale. Elle épouse la forme du golfe d’Ajaccio, le plus grand de l’île.

Les Salons Napoléoniens, au premier étage de la Mairie, place Foch, sont utilisés pour recevoir les invités de la municipalité. On y voit de beaux bustes, des médailles et des tableaux retraçant l’épopée napoléonienne.

La cathédrale construite à la fin du XVIe siècle dans un style Renaissance avant que sa façade ne soit remaniée dans un style baroque. Napoléon y fut baptisé. Consacrée à la Vierge de la Miséricorde qui protégea la ville d’une épidémie de peste, elle est au cœur de la fête de la Madonuccia, en mai. Ne manquez pas de voir, dans la cathédrale, la statue de Delacroix.

Le musée du Capitello, fondé par le descendant des familles Bacciocchi, Ottavi et Sampolo, ce musée retrace l’histoire ajaccienne à travers des objets ayant appartenu à ces trois familles.

Le musée de la Bandera, musée associatif, il s’attache à raconter l’histoire de Corse en exposant des objets, maquettes, costumes, armes, etc.

La place d’Austerlitz (le Casone). Cette étonnante place sert d’esplanade à une pyramide monumentale élevée à la gloire de Napoléon. Au sommet, une statue de Napoléon entouré de deux aigles veille sur la ville. Dans les jardins, on peut découvrir la grotte où, selon la légende, Napoléon venait jouer. La place accueille aussi des concerts en pleine air pendant l’été.

La Citadelle, fermée à la visite du public, est occupée par l’armée. Située quai Napoléon, elle fut construite en 1553 par le commandant de Termes, chef de l’état-major de l’île. Puissante, faite de tours et bastions fortifiés, elle est ceinturée de douves impressionnantes qui abritent périodiquement des spectacles et reconstitutions historiques.

La vielle ville, cœur de l’histoire d’Ajaccio. Commencez par visiter la place Foch, avec sa statue de marbre de Bonaparte, et profitez de l’occasion pour vous rendre sur la place du marché. Vous y trouverez des spécialités corses à déguster sur place ou à emporter. Charcuterie, fromages de toutes les régions de l’île, miel, beignets au brocciu encore frémissants vous seront ainsi offerts avec le sourire et toutes les explications nécessaires à leur dégustation. Partez ensuite vers l’avenue Sérafini et les vielles rues des Glacis et des Fossés, vous y découvrirez les ruelles et maisons ajacciennes typiques, à l’architecture si particulière.

La rue Fesch. Vieille rue commerçante, devenue piétonne, elle offre un riche choix de souvenirs de l’île. Elle relie la place Foch au Cours Napoléon, artère principale de la ville, avec ses boutiques de luxe et ses nombreux cafés, où aiment flâner les Ajacciens.

La place Général de Gaulle, ou place du Diamant, possède une belle statue de Napoléon en empereur, entouré de ses frères. Son esplanade est souvent utilisée pour différents spectacles de musique durant la saison estivale.



Les environs d'Ajaccio



Alata. Cette petite commune, à 10 km au nord d’Ajaccio, recèle un trésor bien peu ordinaire : le château de la Punta. Construit de 1880 à 1890 avec les pierres d’un pavillon des Tuileries, ce château appartenait à la famille Pozzo di Borgo. Ravagé par un incendie, il a été acquis par le Conseil Général de Corse-de-Sud et partiellement restauré, mais il cherche désespérément une vocation.

Porticcio. Cette petite station balnéaire fait face à Ajaccio, sur la rive sud du golfe. Plages, activités nautiques, restaurants, boutiques et boîtes de nuit sont au coude à coude pour animer les jours et les nuits des vacanciers. Une petite balade s’impose vers la pointe de l’Isolella et vers les rochers des « Sette Nave », qui, selon la légende, seraient les sept navires porteurs de peste, pétrifiés pour protéger Ajaccio. Découvrez à quelques kilomètres du centre de Porticcio, le sublime hôtel Radisson Blu Resort & Spa Ajaccio Bay**** ouvert en Juin 2012 par le groupe Ollandini !

Coti Chiavari (22,5 km au sud de Porticcio). Non loin d’un ancien pénitencier construit sous le Second Empire, le village est disposé en terrasse. Il offre une vue superbe sur Ajaccio tandis que sa vaste forêt domaniale est le lieu d’agréables balades.

Sainte-Marie Sicché, sur la route de Zicavo, possède encore les ruines de la maison-tour que Sampiero Corso fit construire en 1553. C’est dans ce village que vécut sa femme, Vannina d’Ornano, qu’il assassina parce qu’elle l’avait trahi.

Zicavo (60 km à l’est d’Ajaccio). Au cœur du Parc Régional, il témoigne encore d’une importante activité agro-pastorale.

Bastelica (41 km au nord-est d’Ajaccio), village natal de Sampiero Corso, est entouré de châtaigniers. Les cochons qui se nourrissent du fruit de cet arbre donnent une charcuterie de qualité au goût caractéristique. Sur le plateau d’Ese (1 759 m), on peut skier une bonne partie de l’hiver et du printemps. Redescendre vers Ajaccio par les Gorges du Prunelli, avec un arrêt à Belvédère pour le vue plongeante sur le barrage de Tolla et les gorges.


statue napoléon ajaccio