Groupe Ollandini
 


Sartène et le Sartenais




La ville est bâtie en amphithéâtre au-dessus de la vallée du Rizzanese, accrochée à la paroi rocheuse. Ses hautes maisons et ses murs de pierre lui donnent un aspect austère et authentique qui fit écrire à Mérimée qu’elle était « la plus corse des villes corses ».
La structure et l’architecture de la cité semblent en harmonie avec ce que l’on sait du caractère corse. La commune, très étendue, fut le fief de Seigneurs della Rocca et de Cinarca. Du XIe au XIIIe siècle, des châteaux furent érigés, mais les luttes entre Seigneurs, les sacs et les invasions n’ont pas permis d’en conserver plus que quelques ruines.
Parfois, les toponymes indiquent qu’il y a eu un « castello » ici ou là. Au XVIe siècle, les génois fondent Sartène et peuplent la ville d’habitants de Zicavo et de l’Alta Rocca. En 1565, Sampiero Corso assiège et démantèle Sartène.
Vingt ans plus tard, c’est Hassan Pacha, le dey d’Alger, qui assiège la ville. La sérénité revient sous la domination génoise. Sartène se rallie à Pasquale Paoli en 1763 avant de devenir française en 1768.

Une nuit d'été à Sartene
Une nuit d'été à Sartene
La place de la Libération, autrefois place Porta, est une belle place centrale et ombragée, bordée de cafés et dominée par l’église et la mairie de Sartène.

L’église Sainte-Marie est un édifice baroque du XVIIIe siècle doté d’un clocher à trois étages. On y signa des traités de paix entre familles rivales pour mettre fin aux terribles « vendette » du XIXe siècle. Elle abrite la croix et la chaîne portées par le pénitent du Catenacciu.

L’hôtel de ville occupe l’ancien palais des gouverneurs (XVIe siècle) qui porte les armoiries de la ville. Il abrite des toiles de la collection Fesch.

Le couvent Saint-Damien date du XVIe siècle et fut fondé par les Franciscains. C’est encore là que la veille du Catenacciu, le pénitent s’isole pour se recueillir.

Propriano

Le golfe de Propriano
Le golfe de Propriano
Bien que le site soit connu depuis l’Antiquité, la fondation par les Génois ne date que de 1640. De petit port de pêche, la cité devient avec l’ouverture de la route Ajaccio-Bonifacio en 1837, le débouché portuaire du Sartenais. Elle exporte le bois et le charbon de bois de l’arrière-pays et une ligne régulière avec Marseille est ouverte. Aujourd’hui, le tourisme a supplanté ce commerce disparu. Il faut dire que la station balnéaire dotée de nombreux hébergements et d’un port de plaisance, offre des plages superbes et un panorama privilégié sur l’arrière-pays, comme sur le très beau golfe.

Le sartenais

Cauria (15 km de Sartène) Trois sites mégalithiques se trouvent sur ce plateau. Le dolmen de Funtanaccia, les alignements de Stantari et de Rinaghju se découvrent en suivant un itinéraire qui forme une boucle. Récemment, de nouveaux menhirs ont été mis au jour à Stantari.

Paddaghju. L’alignement compte près de 260 menhirs, ce qui fait de ce site le plus grand rassemblement de statues-menhirs mégalithiques de la Méditerranée.

Le Lion de Roccapina est un étonnant rocher qui ressemble à s’y méprendre à un lion. Très visible, il domine la région du Sartenais mais aussi de Bonifacio.