Groupe Ollandini
 


Bonifacio et l'extrême sud




La ville de Bonifacio dominant la mer sur sa falaise de calcaire
La ville de Bonifacio dominant la mer sur sa falaise de calcaire
Il n’y a pas plus au sud que Bonifacio. C’est la pointe méridionale de l’île qui jette d’une manière abrupte et grandiose les terres dans la mer. En remontant vers le nord-est, on arrive à Porto-Vecchio, paradis des plagistes.
L’extrême-sud est une région dont l’unité est récente puisque consécutive au développement du réseau routier. C’est aussi une région de diversité qui alterne plages et falaises, villages typiques et marines modernes… de quoi combler tous les goûts.

Bonifacio. « Capitale pittoresque de la Corse » selon Paul Valéry, Bonifacio constitue, avec son superbe environnement et son architecture saisissante, un site majeur incontournable. La cité est séparée du reste de l’île par un vaste plateau calcaire bordé de magnifiques falaises blanches qui, du haut de leurs 70 m, dominent le détroit entre Corse et Sardaigne.
Avec sa marine blottie dans un fjord profond, la cité ressemble au port décrit par Homère dans l’Odyssée et habité par les Lestrygons. Outre cette origine légendaire, le site de Bonifacio fut sans doute occupé dès la Préhistoire comme en atteste la découverte du plus ancien squelette de l’île « la Dame de Bonifacio », qui date de 6500 av J.-C. Le port fut utilisé au XIe siècle par les Grecs d’Asie Mineure à des fins commerciales. Au IIIe siècle av J.-C. ce sont les Romains qui fondent la cité « Palla ». Les pirates y créeront plus tard le repaire de « Giola ». Enfin, en 828, le marquis de Toscane, Boniface, aurait fondé la cité actuelle lui donnant son nom. La ville passe aux Génois en 1187, elle est alors fortifiée. Elle subira deux sièges menés par les forces espagnoles de l’Aragonais Alphonse V, puis, en 1553, par la coalition des troupes françaises et des forces de Sampiero Corso. La ville fut rendue à Gênes en 1559.

Une vue magnifique de l'archipel de Lavezzi
Une vue magnifique de l'archipel de Lavezzi
La ville haute. Ceinturée d’imposantes fortifications, la ville haute est juchée sur un étroit promontoire qui surplombe la marine et la mer. Elle comprend la vieille ville fondée par les Génois, le quartier de la citadelle et, à l’extrémité du plateau, le cimetière marin et l’esplanade Saint-François d’où le panorama est splendide.
Prenez le temps de flâner dans ses étroites rues pavées à l’ambiance médiévale et laissez-vous étonner par ces hautes maisons bâties sur les surplombs vertigineux de la falaise.

Rejoignez, par la place du Marché, le Belvédère de la Manichella qui vous offre une très belle vue à la fois sur le port, les bouches de Bonifacio, « le Grain de Sable », gros bloc de calcaire décroché de la falaise, et au loin, sur la Sardaigne.
Autre beau point de vue depuis le Col Saint Roch, accessible par un escalier. Une chapelle y fut érigée pour commémorer la peste de 1528. Par le chemin qui se trouve en face, non loin de la croix, on rejoint le phare de Pertusato, le plus ancien de Corse.

La porte de Gênes fut la seule entrée de la ville pendant longtemps. Son pont-levis date de 1588.

Deux églises retiendront votre attention : l’église Saint-Dominique, construite en 1270 par les Templiers, de style gothique et l’église Sainte-Marie Majeure (XIIe siècle) qui fait face à la maison des Podestats, demeure du représentant de Gènes à partir de 1270.
Taillé à pic dans la falaise, l’escalier du roi d’Aragon aurait été selon la légende creusé en une nuit au XVe siècle afin d’envahir la ville. Ses 187 marches permettent un dénivelé de 65 m.

L’archipel des Lavezzi, à l’extrême sud de la France,fait partie de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Son accès, par bateau, est réglementé. C’est sur ces rochers que s’échoua la Sémillante en 1855.